Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de snj-normandie.over-blog.com
  • Le blog de snj-normandie.over-blog.com
  • : Le syndicat national des journalistes propose ce blog à tous ses adhérents et sympathisants pour faire le point sur l'actualité sociale dans les entreprises de presse de Normandie.
  • Contact

Syndiquez-vous !

Plus qu'une possibilité, c'est devenu aujourd'hui une nécessité. Face à un actionnariat de presse qui ne cesse de se concentrer, qui chaque jour multiplie les atteintes aux conditions de travail (blocage des salaires, tentatives de supprimer des RTT, plans sociaux qu'ils soient officiels ou déguisés), qui met en oeuvre des stratégies globales (notamment sur les droits d'auteur), le SNJ apporte ses réponses. Majoritaire dans la profession, il sera d'autant plus fort que ses militants seront plus nombreux.

Recherche

En musique

20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:49

Gabegie à la direction de France Télévisions

Grosse colère des salariés de France Télévisions, qui paient une restructuration et se voient menacés d'un énorme plan de départs volontaires. Le 7 novembre, les JT risquent de virer à l'écran noir avec un appel à la grève. Le conflit pourrait durer longtemps.

 

100 millions d’euros d’argent public partis en fumée. 100 millions d’argent public utilisés, notamment, pour engraisser des cabinets de consultants privés (certains avec des contrats dépassant les 10 millions d’euros). 100 millions d’argent public pour apprendre comment massacrer France Télévisions et écraser ses salariés. Si les informations du « Canard Enchaîné » sont avérées, les contribuables assistent à un spectacle trash digne des pires scénarios du monde de la finance.

Depuis 4 ans, les salariés payent au prix fort la restructuration de France Télévisions. Leurs conditions de travail et leur santé en pâtissent.
Dans le même temps, la direction de France Télévisions gaspille donc l’argent public de la redevance en arrosant des consultants et chargés de mission inefficaces. Une gabegie initiée par l’ancienne direction de Carolis, dont un certain nombre de représentants sont toujours dans l’entreprise.

Un mouvement poursuivi par la direction Pflimlin, qui a multiplié les embauches de cadres de direction et augmenté grassement les mêmes hautes strates. Les salariés, eux, sont au régime sec.

Aujourd’hui, la direction de France Télévisions tente un dernier coup de poker menteur : un plan de licenciements masqué sous un plan de départs volontaires. Avec un objectif déguisé : faire de la télé bas de gamme. Dernière étape d’une série noire : disparition programmée de la rédaction nationale de France 3, fermeture des éditions locales, disparition du journal de la nuit de France 2, liquidation annoncée de l’AITV. Et maintenant, nouvelle attaque contre la télévision de proximité : les journalistes sont invités à se mettre au montage en lieu et place des techniciens monteurs, qui sont remerciés (comminqué SNJ).

 

L'appel à la grève (dépêche AFP)
 Les syndicats de France Télévisions (CGT, CFDT, FO, SNJ, CGC) ont appelé les salariés à faire grève le 7 novembre contre le plan de départs volontaires portant sur 361 postes présenté par la direction, qu’ils qualifient de plan social déguisé.

"Nous appelons tous les salariés à cesser le travail le 7 novembre", a expliqué Antoine Chuzeville (SNJ).

Le dernier mouvement de grève dans le groupe audiovisuel public, qui emploie plus de 10.100 personnes, remonte au 18 décembre dernier.

"Nous ne sommes pas contre un plan de départs volontaires mais contre les suppressions de postes, puisque la direction ne veut pas remplacer les départs. Nous demandons des négociations sur un plan de rajeunissement des effectifs", a-t-il ajouté.

"Nous demandons le retrait de ce plan, qui est un plan de licenciements. S’y ajoute un autre concernant les non-permanents, qui représentent 20 à 25% des effectifs du groupe", a renchéri Eric Vial (FO).

"Ce mouvement sera visible, bruyant, et sur tous les fronts. Si rien ne bouge, il ira crescendo. Ce peut être long", a averti Patrice Christophe (CFDT).

Concrètement la grève, si elle est suivie, empêchera surtout la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés.

Les syndicats ont souligné que la nouvelle "loi sur la sécurisation de l’emploi" du 14 juin permet à la direction d’appliquer son plan au bout de 4 mois sans négociations, sauf recours en justice. "La direction nous a dit qu’elle attendait les décrets d’application de la loi pour lancer son plan", ont-t-ils affirmé.

"Nous allons être la première entreprise, après Alcatel, à en essuyer les plâtres".

"Les 361 postes annoncés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Entre postes gelés, non-remplacés et non-permanents écartés alors qu’ils travaillent pour France Télévisions depuis des années. Nous ne pouvons pas mesurer toutes les suppressions d’emplois, mais c’est au moins le double", a commenté Eric Vial.

"Nous n’accepterons comme ordre du jour dans toutes les instances de négociations que le retrait du plan", a précisé Marc Chauvelot (CGT). "Cette entreprise est dans un shaker permanent depuis 5 ans.

Les salariés ne peuvent encaisser davantage", a-t-il conclu.


La position du SNJ

Le SNJ refuse que les salariés paient l’incurie de leurs dirigeants.
Le SNJ refuse que France télévisions propose une télé bas de gamme à ses téléspectateurs.
Le SNJ exige de la direction de France Télévisions, ancienne et actuelle, qu’elle rende des comptes. Rémy Pflimlin doit défendre l’honneur du service public auprès des salariés et des téléspectateurs. Si le PDG refusait de faire toute la lumière sur ces dépenses somptuaires, il perdrait la confiance de tous.
Le SNJ exige que la tutelle, gouvernement et Parlement, se penche sur ce scandale qui touche une grande entreprise du service public dont elle est actionnaire unique

Enfin, le SNJ va examiner avec ses conseils la possibilité d’une plainte pour détournement de fonds publics.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by SNJ - dans entreprises
commenter cet article

commentaires