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  • : Le syndicat national des journalistes propose ce blog à tous ses adhérents et sympathisants pour faire le point sur l'actualité sociale dans les entreprises de presse de Normandie.
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Plus qu'une possibilité, c'est devenu aujourd'hui une nécessité. Face à un actionnariat de presse qui ne cesse de se concentrer, qui chaque jour multiplie les atteintes aux conditions de travail (blocage des salaires, tentatives de supprimer des RTT, plans sociaux qu'ils soient officiels ou déguisés), qui met en oeuvre des stratégies globales (notamment sur les droits d'auteur), le SNJ apporte ses réponses. Majoritaire dans la profession, il sera d'autant plus fort que ses militants seront plus nombreux.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 18:26

rubon0

Vous le savez peut-être : les élections professionnelles (CE et DP) vont avoir lieu les 13 et 27 mars prochains.
Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que trois organisations syndicales (CFDT, CGT et CGC) ont refusé à des salariés de Publihebdos (ceux de la Chronique de Fougères, et des gratuits de la SEN et de la SENO) d'intégrer notre UES (unité économique et sociale) alors même que la direction était d'accord et qu'ils avaient accepté dans un premier temps cette belle option qui permettait à nos collègues de bénéficier des avantages du CE (chèques vacances, chèques cadeau à Noël) et surtout du groupe Publihebdos (intéressement, NAO, etc.)
Seulement voilà, en intégrant nos collègues, le collège ouvriers-employés perdait un siège au profit des vilains journalistes. La belle affaire, me direz-vous, vu l'importance que cela pouvait avoir pour ces "abandonnés" de PH, enfin justement intégrés.
Eh bien non : pour rester entre amis, ils ont refusé le protocole et demandé à la direction qu'elle fasse marche arrière : du jamais vu pour des syndicats censés défendre les salariés !
Du coup, le SNJ n'a pas signé le protocole, mais la direction a passé outre.
En prime, elle a prolongé avec leur accord la durée des mandats à 3 ans (au lieu de 2). Donc, le message est clair : si vous ne voulez pas être mal défendu, votez mais ne donnez pas vos suffrages à ces confédérés. Et je pèse mes mots...

Les 13 et 27 mars, votez SNJ !

Philippe Guinchard
(Délégué Syndical SNJ)


Voici le courrier adressé par le SNJ à la DRH fin janvier.

"L'Unité économique et sociale (UES) élargie à la Chronique de Fougères, à la Sen et à la Seno, correspond à un état de fait indiscutable, comme l'a établi le protocole électoral que vous nous avez adressé le 22 janvier dernier.

Je vous rappelle que toutes les organisations syndicales avaient approuvé cet élargissement. Vous m'indiquez qu'après réception du protocole, la majorité d'entre elles ont curieusement changé d'avis.

Dans une question comme celle-ci, l'intérêt des salariés doit primer sur celui de certaines organisations syndicales qui jouent là leur carte personnelle.

Dans ces conditions, je vous informe que le Syndicat national des journalistes (SNJ) ne signera pas un nouveau protocole à périmètre restreint et a l'intention de faire reconnaître l'UES élargie par voie de justice si cela s'avère nécessaire.

 

Bien cordialement,

 

Philippe Guinchard, délégué syndical SNJ.

 

Copies : délégués syndicaux CFDT, CGC, CGT.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:00

Intersyndicale Nice-Matin/Var-Matin

L'intersyndicale de Nice-Matin souligne les risques d'un placement en redressement judiciaire de leur entreprise...

"Laissera-t-on faire ? Comme si la morale, définitivement, n’était plus qu’une vague option dans notre Etat de droit ou dans ce qu’il en reste. Laissera-t-on, un actionnaire privé, pourtant en capacité de refinancer une entreprise dont il est resté propriétaire (après avoir obtenu l’effacement de 170 M d’euros de ses dettes), se défausser sur les contribuables ?

L’explication ? On vous la fait courte. Dans quelques jours, GHM risque d’être contraint de placer notre entreprise en redressement judiciaire avec ce que cela implique de drames sociaux - licenciements secs, sacrifice des plus jeunes -, donc de casse de l’entreprise.
Si GHM choisit cette option, c’est qu’il n’a pas trouvé de partenaire pour assumer ses devoirs et que, même dos au mur, il refuse d’autofinancer ce qui lui incombe. Or, la famille Hersant a les moyens de le faire sur ses propres deniers. Rappelons qu’il faut environ 25 millions pour relancer notre entreprise.
Hersant ne les a donc pas trouvés dans la poche d’un autre, et ne veut pas les sortir de la sienne.

Sa solution ? Vendre la Corse, non pas pour permettre à notre entreprise de se développer, mais pour se sauver. Et surtout faire payer à l’Etat, aux contribuables, ses propres manquements. Comme nos salaires de janvier, le coût des futurs licenciements auquel on n’échappera pas dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire, ce ne sera pas Hersant qui les paiera, mais un fonds public, les AGS. C’est l’Etat qui les avancera pour lui, s’acquittant de la facture d’un privé pour mieux permettre à ce dernier de se sauver.

La voilà, la morale de ce drôle de capitalisme made in France. La triste histoire de notre journal sous l’ère GHM devient du coup un cas d’école. Car l’argent public est-il destiné à palier les combines d’actionnaires privés ? Fera-t-on en haut lieu, à la barre de nos tribunaux, sous les ors des ministères, comme si tout cela était normal... alors que Nice-Matin et Var-Matin disposent - ou disposaient - de deux actionnaires, Hersant et Tapie. Et que chacun à sa manière a les moyens d’assumer la poursuite d’activité de notre entreprise. Le premier, Hersant, investit en Suisse ce qu’il refuse de financer ici, préférant jouer un coup de poker avec l’argent public. Le second, Bernard Tapie, avait clamé haut et fort, par voie de presse – Le Parisien, les Echos, etc – qu’en cas de défaillance de GHM, il ferait le job et investirait dans Nice-Matin. En février dernier, il empruntait pour payer nos salaires. Depuis, il semble s’accommoder de son repli sur La Provence.

Laissera-t-on faire cela ?! Où est l’Etat de droit ? Où est le vrai capitalisme qui entreprend en prenant des risques ?! AU SECOURS !!!!!!"

Les bureaux,

jeudi 16 janvier 2014

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:27

 

Pendant combien de temps encore la direction de Publihebos va-t-elleimposer aux journalistes de travailler pour ses sites Internet sans aucunecontrepartie ? Le SNJ réclame l’ouverture d’une négociation.

La direction a cru pou voir régler la questiondu multimédia à Publihebdos par le biais d’une prime de 200 € brut qui aurait été versée unefois pour toutes. C’est ce qu’elle a proposé au détourd’un projet d’accord sur les droits d’auteurs en 2012. Le SNJ a évidemment refusé cette aumône qui aurait compromis l’ouverture de toute discussion sérieuse sur le sujet.

Or depuis trois ans, à mesure que chacun de nos titres créait son site Internet, nombre d’entre nous ont accepté, sur la base du volontariat (c’est la direction qui le disait), d’y contribuer bénévolement. Aujourd’hui, fini de rire, la direction menace de représailles ceux qui n’entendent pas passer des heures à facebooker, tweetter et poster des articles hors de tout cadre négocié. Le multimédia, dont notre PDG Francis Gaunand lui-même affirme,à longueur de tweets, qu’il représente l’avenir de la presse, ne mériterait donc aucune discussion ?

À Ouest-France,un accord depuis 2007

Le SNJ, lui, estime au contraire qu’il faut plus que jamais contraindre la direction à ouvrir des négociations, vu les bouleversements à l’œuvre dans toutesles rédactions : nouveaux outils, nouveaux rythmes de diffusion, nouveaux modes d’expression, nouvelles pratiques journalistiques…

Internet a non seulement des effets sur l’organisation du travail, avec des tâches qui se surajoutent à celles existantes, mais également sur le contenu et la qualité de l’information : politiquedu buzz, du sensationnalisme, de la rapidité au détriment de la vérification. Il faut noter qu’à Ouest-France, la direction du groupe Sipa a accepté designer dès 2007 un accord multimédia, sans doute plus consciente des véritables enjeux du Web. Celui-ci s’est traduit par des embauches de journalistes dédiés à l’Internet. Si notre direction persistait dans son incompréhensible refus de négocier, elle porterait la responsabilité d’un sous-développement de nos titres dans l’univers numérique.

La section SNJ de Publihebdos

Rennes,le 18 décembre 2013.

 

Ce que dit la loi

La direction s’appuie sur l’amendement Kert (loi Hadopi) pour passer en force sur le bimédia. Cet amende-ment a modifié le Code dutravail (Art. L.7111-5-1) : lacollaboration entre une entreprise de presse et un journaliste professionnel porte sur l’ensemble des supports dutitre de presse. Mais cette disposition n’est pas rétroactive. Elle ne s’applique qu’aux contrats postérieurs au 12 juin 2009. Autrement dit, il n’existe pas d’obligation pour un journaliste embauché avant cette date de travailler gratuitement pour le Web.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:18

Après quelques sueurs froides, le SNJ vire en tête aux élections professionnelles de la Presse de la Manche (Cherbourg). Jean-Paul Barbier, candidat du SNJ, a été élu avec 86.2% des suffrages au premier tour dans le collège agents de maîtrise-cadres et journalistes. Un deuxième tour a été organisé, et une suppléante, Corinne Gallier (non syndiquée) sera sa suppléante avec 88.5% des voix. Jean-Paul Barbier devient le délégué syndical du SNJ au sein de la Presse de la Manche.

Le SNJ de Normandie félicite cette nouvelle équipe comme il remercie l'équipe sortante dont la tête était assurée par Maryse Belleux.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 11:49

Gabegie à la direction de France Télévisions

Grosse colère des salariés de France Télévisions, qui paient une restructuration et se voient menacés d'un énorme plan de départs volontaires. Le 7 novembre, les JT risquent de virer à l'écran noir avec un appel à la grève. Le conflit pourrait durer longtemps.

 

100 millions d’euros d’argent public partis en fumée. 100 millions d’argent public utilisés, notamment, pour engraisser des cabinets de consultants privés (certains avec des contrats dépassant les 10 millions d’euros). 100 millions d’argent public pour apprendre comment massacrer France Télévisions et écraser ses salariés. Si les informations du « Canard Enchaîné » sont avérées, les contribuables assistent à un spectacle trash digne des pires scénarios du monde de la finance.

Depuis 4 ans, les salariés payent au prix fort la restructuration de France Télévisions. Leurs conditions de travail et leur santé en pâtissent.
Dans le même temps, la direction de France Télévisions gaspille donc l’argent public de la redevance en arrosant des consultants et chargés de mission inefficaces. Une gabegie initiée par l’ancienne direction de Carolis, dont un certain nombre de représentants sont toujours dans l’entreprise.

Un mouvement poursuivi par la direction Pflimlin, qui a multiplié les embauches de cadres de direction et augmenté grassement les mêmes hautes strates. Les salariés, eux, sont au régime sec.

Aujourd’hui, la direction de France Télévisions tente un dernier coup de poker menteur : un plan de licenciements masqué sous un plan de départs volontaires. Avec un objectif déguisé : faire de la télé bas de gamme. Dernière étape d’une série noire : disparition programmée de la rédaction nationale de France 3, fermeture des éditions locales, disparition du journal de la nuit de France 2, liquidation annoncée de l’AITV. Et maintenant, nouvelle attaque contre la télévision de proximité : les journalistes sont invités à se mettre au montage en lieu et place des techniciens monteurs, qui sont remerciés (comminqué SNJ).

 

L'appel à la grève (dépêche AFP)
 Les syndicats de France Télévisions (CGT, CFDT, FO, SNJ, CGC) ont appelé les salariés à faire grève le 7 novembre contre le plan de départs volontaires portant sur 361 postes présenté par la direction, qu’ils qualifient de plan social déguisé.

"Nous appelons tous les salariés à cesser le travail le 7 novembre", a expliqué Antoine Chuzeville (SNJ).

Le dernier mouvement de grève dans le groupe audiovisuel public, qui emploie plus de 10.100 personnes, remonte au 18 décembre dernier.

"Nous ne sommes pas contre un plan de départs volontaires mais contre les suppressions de postes, puisque la direction ne veut pas remplacer les départs. Nous demandons des négociations sur un plan de rajeunissement des effectifs", a-t-il ajouté.

"Nous demandons le retrait de ce plan, qui est un plan de licenciements. S’y ajoute un autre concernant les non-permanents, qui représentent 20 à 25% des effectifs du groupe", a renchéri Eric Vial (FO).

"Ce mouvement sera visible, bruyant, et sur tous les fronts. Si rien ne bouge, il ira crescendo. Ce peut être long", a averti Patrice Christophe (CFDT).

Concrètement la grève, si elle est suivie, empêchera surtout la diffusion des émissions en direct et des journaux télévisés.

Les syndicats ont souligné que la nouvelle "loi sur la sécurisation de l’emploi" du 14 juin permet à la direction d’appliquer son plan au bout de 4 mois sans négociations, sauf recours en justice. "La direction nous a dit qu’elle attendait les décrets d’application de la loi pour lancer son plan", ont-t-ils affirmé.

"Nous allons être la première entreprise, après Alcatel, à en essuyer les plâtres".

"Les 361 postes annoncés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Entre postes gelés, non-remplacés et non-permanents écartés alors qu’ils travaillent pour France Télévisions depuis des années. Nous ne pouvons pas mesurer toutes les suppressions d’emplois, mais c’est au moins le double", a commenté Eric Vial.

"Nous n’accepterons comme ordre du jour dans toutes les instances de négociations que le retrait du plan", a précisé Marc Chauvelot (CGT). "Cette entreprise est dans un shaker permanent depuis 5 ans.

Les salariés ne peuvent encaisser davantage", a-t-il conclu.


La position du SNJ

Le SNJ refuse que les salariés paient l’incurie de leurs dirigeants.
Le SNJ refuse que France télévisions propose une télé bas de gamme à ses téléspectateurs.
Le SNJ exige de la direction de France Télévisions, ancienne et actuelle, qu’elle rende des comptes. Rémy Pflimlin doit défendre l’honneur du service public auprès des salariés et des téléspectateurs. Si le PDG refusait de faire toute la lumière sur ces dépenses somptuaires, il perdrait la confiance de tous.
Le SNJ exige que la tutelle, gouvernement et Parlement, se penche sur ce scandale qui touche une grande entreprise du service public dont elle est actionnaire unique

Enfin, le SNJ va examiner avec ses conseils la possibilité d’une plainte pour détournement de fonds publics.

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 11:57

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Avec le projet de suppression de près d’un tiers des effectifs de la rédaction de Courrier international, c’est bien la survie d’un hebdomadaire exigeant sur le plan éditorial que la direction du groupe Le Monde met en danger.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, partie prenante de la mobilisation courageuse des salariés de Courrier :

exige le retrait sans délai du plan de licenciement collectif proposé par Louis Dreyfus et les actionnaires du groupe Le Monde, Bergé-Niel-Pigasse, obnubilés depuis trop longtemps déjà par une logique purement comptable au détriment de la qualité de l’information et de l’avenir des titres ;

appelle les salariés du groupe, tous les journalistes et salariés de France et tous les citoyens attachés à une information complète, pluraliste et ouverte sur le monde, à renforcer leur soutien à l’équipe de Courrier international.

Le SNJ se tient aux côtés et à l’écoute du personnel de Courrier dans sa volonté de résister, dans l’unité, à la casse du titre et d’oeuvrer à son développement en continuant à mettre à profit la formidable expertise de cette équipe rédactionnelle.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:39

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Le Syndicat national des journalistes (SNJ) prend acte de l’ouverture d’une enquête préliminaire visant des suspicions d’abus de biens sociaux dans la gestion du groupe Hersant.

Lourdement endetté, conséquence d’une stratégie hasardeuse, Groupe Hersant Média (GHM) avait été à l’origine du plus important plan social de France en 2011 lors de la liquidation de la Comareg (Paru Vendu) : 1650 emplois supprimés, et la prise en charge des salariés par les fonds publics.

En 2012, ce fut le placement en redressement judiciaire de Paris-Normandie et des titres normands du groupe, puis la reprise, avec des dizaines de licenciements à la clé. Le pôle Champagne-Picardie a quant lui fait l’objet d’une cession au groupe Rossel, qui a annoncé une restructuration. Les titres du pôle Sud et d’Outre-Mer sont dans l’attente des conclusions et conséquences du rapprochement opéré avec Bernard Tapie récemment...

Le SNJ se réserve le droit de se constituer partie civile et se félicite de voir que la justice souhaite examiner de près le fonctionnement financier du groupe. Il sera attentif à ce que les salariés soient, le cas échéant, considérés comme les premières victimes d’éventuelles irrégularités.

Première organisation de la profession, le Syndicat national des journalistes a toujours considéré que l’actionnaire principal de GHM, Philippe Hersant, résident fiscal en Suisse, où il a bâti un autre groupe de presse, devait être placé face à ses responsabilités.

 

 

 

En avril 2012, dénonçant la stratégie de GHM, les salariés de Paris-Normandie et de la Presse Havraise avaient envahi le golf de la famille Hersant à Nantilly (Eure-et-Loir). C'est notamment les flux financiers vers ce golf qui seraient l'objet de l'enquête. Davantage d'infos sur GHM et la Normandie dans le blog de la SNIC (société éditrice des quotidiens Paris-Normandie et Havre-Libre) : http://le.snj.de.la.snpei.over-blog.com/

113-chez-Hersant

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 12:34

SNJ Publihebdos

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), majoritaire à Publihebdos, a décidé d’exercer son droit d’opposition à l’accord sur les droits d’auteurs signé entre la direction et une organisation minoritaire.

Trois raisons motivent principalement ce droit d’opposition :

- Le SNJ considère que la reprise des articles et photos par d’autres journaux que celui qui emploie un journaliste doit être soumise à l’accord de celui-ci. Cette disposition est permise par la loi Hadopi du 12 juin 2009. Mieux : elle existe dans des dizaines d‘entreprises de presse. Pourquoi les journalistes de Publihebdos ne bénéficieraient-ils pas d’une disposition qui existe, par exemple, au quotidien Ouest-France ? L’argument que nous oppose la direction : « Recueillir l’accord des journalistes, c’est de la paperasse, c’est compliqué », n’est pas acceptable. Le SNJ continuera de revendiquer une adhésion individuelle à l’accord droits d’auteurs.

- L’accord qui a été signé prévoit une cession automatique des droits pour l’ensemble de Publihebdos, au-delà même de l’unité économique et sociale (le périmètre du comité d‘entreprise). Il prévoit expressément la reprise de nos articles par des titres gratuits au modèle social « low cost», qui plus est logés dans des filiales. Pourtant la direction prétend qu’elle ne veut pas que les gratuits cannibalisent les payants. Cherchez l’erreur !

- Le mauvais accord qui a été signé donne tous les droits à la direction et aucun à une commission de suivi dont le rôle est réduit à celui d’une chambre d’enregistrement. Le SNJ défend une conception moins déséquilibrée de ce que doit être une commission paritaire.

Depuis le précédent accord droits d’auteurs (2003), qui rémunérait la reprise de nos articles par les autres journaux de la zone, de nouvelles formes d’exploitation de nos oeuvres sont apparues, qui relèvent également du droit d‘auteurs. Il s’agit en particulier de la publication des articles et photos sur les sites Internet des journaux au-delà de la période d'actualité (archives). Mais aussi de la vente en ligne d’archives par l’agrégateur EDD, dont Publihebdos tire des revenus substantiels. Dans la négociation, le SNJ a constamment fait valoir que les journalistes devaient tirer une juste rétribution de ces exploitations nouvelles.

Le droit d’opposition du SNJ doit relancer la négociation qui n’est donc pas close, contrairement à ce qu’a imprudemment laissé entendre la CFDT par voie de tract. Quand un accord sera trouvé – le SNJ s’y emploie – il s’appliquera rétroactivement au 12 juin 2009. Et les sommes correspondantes seront versées.


 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 11:08

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L'année 2012 s'annonce plus que maussade pour les salariés de la société normande de presse, d'édition, et d'impression (SNPEI, soit les titres Paris Normandie, Le Havre Libre, le Havre Presse et le Progrès de Fécamp). La direction a convoqué les organisations syndicales pour évoquer la conclusion d'un accord de méthode permettant d'accélerer les étapes d'un plan de sauvegarde de l'emploi avant, finalement, de reporter... Un CE le 26 janvier pourrait receler de très mauvaises nouvelles pour la SNPEI, qui, avec ses déficits récurrents, n'est pas incluse dans l'accord de rapprochement entre le Belge Rossel et Groupe Hersant Media (l'actionnaire de la SNPEI). Davantage d'explications sur le blog du SNJ de la SNPEI.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:32
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De plus en plus souvent, dans certaines rédactions, on suscite, on encourage, au minimum on tolère,  des mises en scène de l'information en contradiction frontale avec la stricte rigueur qui doit rester de mise dans notre profession.
A Trouville, ce jeudi 5 janvier 2012, une équipe travaillant pour "Complément d'enquête", un magazine de France 2, a mis en scène, sous forme de "reconstitution", un moment d'un braquage contre le casino de Trouville l'été dernier et, ce, en face du dit casino.
L'équipe était composée d'un journaliste rédacteur (CDI), d'une journaliste reporter  d'images (pigiste) et d'un jeune preneur du son.
Deux personnes, trouvant leurs comportements plus que suspects – un revolver faisait partie de l'action – ont appelé la police qui a arrêté manu militari les acteurs de ce mauvais mélodrame.
Il est heureux que les choses, sur le terrain, n'aient pas été plus graves.
Il n'en demeure pas moins qu'une plainte a été déposée et que le procureur de Lisieux a été saisi du dossier.
"On ne se balade pas avec une arme à la main, qui, même factice et à 40  euros, peut être prise pour une vraie", a-t-il déclaré à l'AFP, au sujet de cette reconstitution qui se voulait très réaliste.
Même si l'équipe a présenté ses excuses au couple choqué, ce type de comportement est inadmissible et risque de jeter l'opprobre sur toute une rédaction.
Une commission de discipline va être réunie au sein de France Télévisions pour déterminer les responsabilités de chacun, hiérarchie comprise.
Première organisation de la profession, le SNJ, fidèle aux principes déontologiques qui devraient guider les pas de chaque journaliste et de leur hiérarchie, condamne sans réserve cette pratique de mise en scène de l'information, source de dérapages, comme le démontre cet épisode lamentable de Trouville. Le mélange des genres entre fiction et réalité n'est pas traitement de l'info. Laissons la fiction aux cinéastes.

Paris, ce 8 janvier 2012
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