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  • : Le syndicat national des journalistes propose ce blog à tous ses adhérents et sympathisants pour faire le point sur l'actualité sociale dans les entreprises de presse de Normandie.
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Plus qu'une possibilité, c'est devenu aujourd'hui une nécessité. Face à un actionnariat de presse qui ne cesse de se concentrer, qui chaque jour multiplie les atteintes aux conditions de travail (blocage des salaires, tentatives de supprimer des RTT, plans sociaux qu'ils soient officiels ou déguisés), qui met en oeuvre des stratégies globales (notamment sur les droits d'auteur), le SNJ apporte ses réponses. Majoritaire dans la profession, il sera d'autant plus fort que ses militants seront plus nombreux.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 11:14

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Le SNJ, première organisation de journalistes à Publihebdos, a entrepris de faire reconnaître en justice une unité économique et sociale (UES) étendue à la Chronique républicaine de Fougères, à la Société des éditions de Normandie (Sen) et à la Société des éditions de Normandie Ouest (Seno).
Les salariés de ces trois sociétés, et cela a été parfaitement démontré au tribunal de grande instance de Rennes le 18 juin, font partie, avec les salariés de l’actuelle UES Publihebdos, d’une même « communauté de travail ». Dès lors, ils devraient avoir le droit d’élire leurs représentants au comité d’entreprise, de profiter des œuvres sociales du CE et de bénéficier des acquis de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires. Comme tous les salariés de Publihebdos.
Les organisations syndicales CFDT, CGT et CGC n’ont pas accepté l’entrée dans l’UES des salariés de la Chronique, de la Sen et de la Seno. L’inclusion de ces trois sociétés ferait que le collège journalistes deviendrait numériquement le plus important, et y gagnerait un siège. S’agit-il d’une raison valable pour refuser des droits à des salariés ?
Les dernières élections se sont déroulées sur un périmètre restreint.
Le SNJ a décidé d’agir en justice pour que nos collègues, parmi lesquels on ne trouve pas que des journalistes, ne se voient pas privés de droits pendant trois années supplémentaires. Le jugement sera rendu le 2 septembre.

Le 26 juin 2014.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:08

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La grande loi portant protection du secret des sources des journalistes, engagement fort du chef de l’Etat et de tous le ministres concernés de ce gouvernement socialiste jusqu’au premier d’entre eux, est reportée... sine die. Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, est surpris et choqué.

Des années d’intense lobbying avaient abouti à la loi du 4 janvier 2010, certes bien imparfaite, mais qui posait le principe de l’inviolabilité du secret de nos sources.

Deux ans de travaux supplémentaires avaient rapproché les ministères concernés la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme, les représentants du SNJ et les parlementaires. Après visa du Conseil d’Etat et de la Commission des lois de l’Assemblée, le texte final était prêt pour le calendrier fixé.

Même si pour le SNJ certaines dispositions devaient être aménagées et d’autres précisées, le texte allait globalement dans le sens voulu par toute la profession, c’est-à-dire pour une protection sérieuse sans zones d’ombres ni exceptions-alibis.

Pourquoi ce report, brutal, non motivé ?

Le SNJ en demande publiquement la ou les raisons.

Le SNJ ne peut croire que les tenants de la réaction, qui avaient tenté de torpiller le principe même de protection des sources par l’introduction d’exceptions et de notions très vastes, presque illimitées telles que l’intérêt national, aient pu triompher.

Le SNJ ne peut croire non plus à l’existence d’interventions prépondérantes et récentes qui auraient traduit certains déplaisirs enregistrés au plus haut niveau par la lecture d’une presse curieuse et pas toujours tendre quant à l’état de "désamour" des relations entretenues entre le chef de l’Etat et les Français.

Le SNJ exige que les raisons de ce report soient données publiquement et qu’une nouvelle date soit promptement donnée pour l’examen de ce projet de loi.

La protection des sources des journalistes est d’intérêt public. Elle est une obligation démocratique urgente.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:43

 

Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre, le Sénat a voté une disposition qui, si elle était retenue, viendrait aggraver considérablement la situation de nombre de journalistes.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, est stupéfait et plutôt en colère.

Depuis longtemps, en effet, le SNJ demande que le système des aides à la presse, 1,2 milliard d’euros par an pour les entreprises (cf. rapport du député Michel Françaix), soit entièrement remis à plat afin que des critères sérieux soient établis en toute transparence et des contrôles de la bonne utilisation de cet argent public soient enfin mis en place.

Les sénateurs qui avaient demandé un rapport sur ce dossier à la Cour des Comptes l’ont reçu. La Cour fait le même constat que le SNJ et est sévère dans ses conclusions. Elle stigmatise notamment la faiblesse des justifications existantes de l’utilisation de cet argent public et appelle à des reformes importantes.

Le SNJ rappelle que l’importance de ces aides est proportionnée à ce que les citoyens peuvent en attendre : une information de qualité et une presse pluraliste.

Réaction des sénateurs : s’attaquer au pouvoir d’achat des journalistes !

L’allocation pour frais d’emploi, qu’ils veulent mettre partiellement à bas et dont le montant est gelé depuis plus de 20 ans, permet en effet aux journalistes d’être forfaitairement aidés pour les frais engagés pour leur travail, frais qui sont de moins en moins couverts par les entreprises.

La disposition votée est inique et injuste. Elle couperait la profession au moyen d’un seuil très artificiel et mouvant. Elle établirait une discrimination entre les catégories de journalistes. Elle pénaliserait tout un mode de fonctionnement de la profession.

Le SNJ appelle les sénateurs à se mettre en accord avec leur objectif initial qui était de proposer une véritable réforme, celle des aides à la presse, afin que l’utilisation de l’argent public corresponde vraiment à ce que les citoyens sont en droit d’en attendre.

Paris,

lundi 25 novembre 2013

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:46

C’est une première belle victoire que la Justice vient de donner aux journalistes pour faire respecter la protection de leurs sources. La cour de Cassation, dans un arrêt rendu mardi 6 décembre 2011, vient confirmer et conforter la décision de la cour d’appel de Bordeaux, rendue le 5 mai dernier, qui avait jugée illégale l’enquête du procureur Philippe Courroye et annulé sa procédure.

Ce haut magistrat avait exigé, en pleine violation de la loi du 4 janvier 2010, que soient saisies les fadettes de deux de nos confrères du Monde, Gérard Davet et Jacques Follorou auteurs d’un article publié dans le quotidien du 2 septembre 2010 et titré : "Les policiers à la recherche des petits papiers de Mme Bettencourt".

Selon la cour de Cassation, "l’atteinte portée au secret des sources des journalistes n’était pas justifiée par l’existence d’un impératif prépondérant d’intérêt public et la mesure n’était pas strictement nécessaire et proportionnée au but légitime poursuivi".

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à saluer les magistrats qui viennent ainsi de donner raison à son combat incessant pour que la protection du secret des sources des journalistes, sans laquelle il n’y a pas d’Information possible, soit pleinement reconnue et assurée.

Le SNJ et toute la profession attendaient, avec impatience, cette décision sans ambiguïté, qui s’inscrit bien dans le droit et la jurisprudence constante de la cour européenne des Droits de l’Homme.

Reste que des fonctionnaires et agents de l’Etat ont été détournés de leurs missions au service de la collectivité et ont été employés dans cette affaire pour tenter d’empêcher des journalistes de travailler à informer les citoyens. Reste que des journalistes, leurs familles et tous leurs contacts, d’ordre professionnel ou privé, ont été identifiés et mis en fiches.

Reste que toute cette opération a coûté des milliers d’euros d’argent public. Reste que c’est la première affaire de saisies illégales des fadettes des journalistes ainsi condamnée. Plusieurs autres procédures sont en cours.

Aujourd’hui des magistrats ont donc sanctionné ces méthodes attentatoires à la démocratie. Mais il serait inadmissible qu’elles se reproduisent. A cette fin, le Syndicat National des Journalistes sollicite une entrevue avec Michel Mercier, Garde des Sceaux.

Paris, mercredi 7 décembre 2011

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:57

La majorité sénatoriale a rejeté une proposition de loi présentée par David Assouline (PS) visant à conforter l'indépendance des rédactions des entreprises de presse.

La reconnaissance juridique de l'équipe rédactionnelle, qui est une des revendications cardinales du SNJ face à une presse de plus en plus concentrée et tenue par des actionnaires qui sont par ailleurs de gros consomateurs de finances publiques (Bolloré, Bouygues par exemple) vise à rééquilibrer les rapports dans l'entreprise et à séparer la rédaction des propriétaires/actionnaires. Elle doit consacrer le fait que ce droit collectif permet aux rédactions de poursuivre leur mission d'informer et de rester indépendantes.
Ce texte voulait instaurer la reconnaissance juridique des rédactions avec l'institution obligatoire au sein de toute entreprise de presse d'une entité chargée de représenter l'équipe de rédaction.
Il proposait également la transparence financière des entreprises de presse avec la publication non seulement du nom des actionnaires détenant plus de 10% du capital mais aussi de tous les changements intervenus sur le statut, la direction ou l'actionnariat des entreprises.
"Nous devons chercher les moyens législatifs pour contrecarrer l'uniformisation qui entoure le droit du citoyen d'être informé mais aussi de contester" a expliqué M. Assouline. "Le pluralisme et la liberté ne sont pas garantis par le nombre de titres" qui "est illusoire quand la propriété des titres est concentrée en un petit nombre de mains", a-t-il assuré.
Il a estimé que "les barrières" que le législateur a opposées à cette concentration "ne suffisent plus", citant Bouygues qui "possède déjà 4 chaînes gratuites et douze chaînes payantes".
Le rapporteur UMP de la commission de la Culture, Jean-Pierre Leleux, a qualifié le dispositif proposé de "louable" mais "complexe" ajoutant qu'il ne tenait "pas compte de la diversité des entreprises de presse".
Le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand s'est également prononcé contre, jugeant que le texte confisquait "le dialogue permanent entre un média et son public" et affaiblissait "une presse d'opinion fondée sur la fidélité à son public".

On sait désormais de quel côté le manche du marteau est tenu...

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:38

  

Communiqué Solidaires-SNJ

 

La directive européenne de 1989 sur la santé et la sécurité au travail scinde la prévention en deux secteurs distincts :

    d'une  part « les activités de protection et de prévention » ;

    d'autre part « la surveillance de la santé des travailleurs ».

 Les premières relèvent de la responsabilité de l'employeur qui se doit d'empêcher toute altération de la santé au travail ; la seconde  est de la responsabilité du médecin dont l'obligation est d'agir « dans l'intérêt exclusif de la santé des salariés ». 

 

 Malgré cette directive, beaucoup d'entreprises, particulièrement les PMI, PME voire les TPE (la majorité des entreprises françaises) ne se sont pas dotées de service de protection et de prévention. Sous le vocable de « service de la santé au travail » les employeurs ont soigneusement entretenu une confusion entre les deux rôles ; pour des raisons de coût mais aussi, comme nous allons le voir, de la volonté de se déresponsabiliser dans ces  domaines. 

 

Un cadeau de plus aux employeurs.

A  la demande du patronat, plutôt que de faire appliquer la directive,  le gouvernement à décider de fusionner les deux secteurs sous la houlette du médecin du travail. Il avait introduit ce projet sous forme d'amendement dans la loi portant sur les retraites. Jugé hors sujet, le Conseil Constitutionnel l'a retoqué. Mais, il a été aussitôt représenté à l'identique par les sénateurs centristes. Ce projet a été débattu le 27 janvier.

 

Les médecins du travail et surtout les salariés ont tout à y perdre.

    Déjà en nombre insuffisant, les médecins passeront moins de temps en face à face avec les salariés. La réduction de ce temps de « clinique individuelle » signifie  pour le salarié,  une diminution de l'aide qui lui est donnée pour comprendre ce qui lui arrive, de conseils à trouver des ressources pour s'en sortir.

     Le temps d'échange lors des consultations, est pour le médecin un temps où il se forge une connaissance sur les situations concrètes que  vivent les salariés ce qui lui permet d'exercer un rôle d'alerte.

    Mais surtout et le plus grave, le médecin va perdre son indépendance. Il deviendra de fait  le gestionnaire des risques, il établira des priorités selon un budget fixé par l'employeur. L'employeur se déchargera ainsi des obligations de santé qui lui reviennent.

     Par ailleurs, l'affaire de l'amiante à montrer qu'il est impératif de séparer l'évaluation de la gestion des risques. Ici, le médecin sera juge et partie.  Comment pourra-t-il dénoncer une situation qu'il aura lui-même contribué à mettre en place ?

 

Ce projet de loi est aussi dangereux pour les salariés exposés qui soit voudront demander réparation de leurs préjudices auprès des tribunaux en faute inexcusable, soit voudront partir plus tôt en retraite comme le prévoit la partie pénibilité du projet de loi retraite. Dans tous ces cas, ils ne pourront assoir leurs demandes que sur les preuves que les employeurs voudront bien que les services de santé leur fournissent ! Autant donner les clés du poulailler au renard !

 

Comme le disent de nombreux médecins, si cette loi est votée : « c'est le meilleur moyen de mettre à mal la médecine du travail ».

 

Pour l’Union syndicale Solidaires ce projet de loi doit être retiré et un vrai débat public pour la construction d’une médecine du travail au service exclusif de la santé des salariés doit être ouvert. C’est le sens de notre engagement dans le collectif santé travail, qui regroupe notamment le SNPST et la SMT et dans les différentes initiatives unitaires en cours et notamment le meeting du 10 février 2011 à la bourse du travail à Paris.

 

Paris, le 26 janvier 2011

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:04

Pétition contre la réforme des retraites : déjà plus de 240 000 signatures

Depuis quelques jours, une pétition pour obtenir un référendum sur les retraites circule sur la toile. Selon l'article 11 de la constitution, il faut 10% des électeurs (soit 4 335 021) et 1/5è des parlementaires pour obtenir ledit référendum.
En cohérence avec notre volonté de voir cette réforme abrogée, le SNJ de Normandie invite ses adhérents et ses sympathisants à se joindre à la pétition.

Voici l'adresse ou l'on peut signer : http://www.referendumretraites.org/

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:53

La déontologie a toujours été au cœur des préoccupations du Syndicat National des Journalistes (SNJ) dont l’acte fondateur, en mars 1918, avait été la rédaction d’une première Charte des devoirs professionnels, revue en 1938 et reconnue par la très grande majorité des journalistes français. A ce document de référence, est venue s’ajouter la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, adoptée à Munich en 1971 et appliquée au niveau européen.

Le SNJ constate que les efforts visant à faire reconnaître une telle charte par l’ensemble de la profession - en l’intégrant par exemple dans la convention collective nationale de travail des journalistes - ont toujours rencontré l’opposition des organisations patronales et se sont soldés jusqu’à présent par un échec. De ce fait, le gouvernement compte se saisir, par le biais de la formation et des instances paritaires, de la question de la déontologie des journalistes.

Pour le SNJ, c’est à la profession - et à elle seule - de traduire ses principes déontologiques dans un texte qui serait reconnu par tous, journalistes, hiérarchies rédactionnelles et éditeurs, et qui contribuerait ainsi à améliorer la qualité de l’information et à reconquérir la confiance du public.

Réuni en congrès à Paris, du 14 au 16 octobre 2010, il a fait le constat que les chartes précitées ne sont malheureusement pas parvenues à dégager un tel consensus. Les initiatives prises ces derniers temps, tant au niveau des Assises du journalisme que du « groupe de sages » mis en place autour de Bruno Frappat, n’ont pas mieux réussi.

Fidèle à ses principes et à la mission définie par ses fondateurs, le SNJ, première organisation de la profession, a donc décidé de s’atteler dans les meilleurs délais à la rédaction d’une charte refondatrice, en s’inspirant des textes et projets existants.

Par ailleurs, la question d’une instance régulatrice étant souvent présentée comme concomitante à celle d’une charte de déontologie, le Congrès a fait en sorte de préciser la position du SNJ en la matière.

Si un Conseil de déontologie journalistique - dénomination retenue par nos confrères belges francophones et qui semble la plus adaptée - devait voir le jour en France, le SNJ y poserait les conditions suivantes :

Sa mission essentielle serait d’instruire, de rechercher l’origine des dérives déontologiques dans les pratiques et le fonctionnement de l’ensemble de la chaîne rédactionnelle, et non auprès du seul journaliste situé en première ligne. L’objectif est avant tout d’analyser les erreurs commises pour éviter qu’elles ne se reproduisent.
 Un tel conseil rendrait publics les résultats de ses investigations, cette seule publicité tenant lieu de sanction.
 Son ouverture à des représentants du public et de la société civile paraît souhaitable, leur désignation pouvant dépendre du dossier instruit, mais sa composition préserverait une large majorité en faveur des journalistes et des éditeurs.
Toute personne saisissant le Conseil de déontologie journalistique ne pourrait parallèlement entamer de procédure devant la justice tant que ce Conseil n’a pas mené son instruction et rendu son avis. Nul ne pourrait se prévaloir par la suite de cet avis, que ce soit lors d’une procédure sociale dans l’entreprise (sanction, licenciement, etc.) ou en appui d’une quelconque action en justice.
Un tel conseil serait placé sous la tutelle de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP), organisme représentatif où siègent à parité journalistes et éditeurs, à qui les initiateurs de la loi de 1935 avaient confié une mission de contrôle de la dimension éthique des pratiques journalistiques.

Enfin, le SNJ rappelle que l’obligation de respect de la déontologie professionnelle faite à chaque journaliste dépend pour partie des conditions objectives d’exercice de la profession : tout ce qui concourt à la précarisation croissante des journalistes ou à l’assujettissement des rédactions à d’autres intérêts que ceux de l’information du public va donc à son encontre.

C’est notamment pourquoi le SNJ ne saurait dissocier ce combat pour le respect de la déontologie de celui qu’il mène pour la reconnaissance par la loi de l’indépendance des équipes rédactionnelles, leur permettant de s’opposer collectivement à toute pratique porteuse d’un risque de dérive déontologique, ou heurtant la conscience professionnelle des journalistes.

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 15:48

 

 

TOUS EN GREVE ET DANS LA RUE LE 23 SEPTEMBRE

La retraite à 67 ans
ne passera pas !



Malgré la très forte mobilisation du 24 juin, suivie de celle du 7 septembre plus puissante encore, le gouvernement reste sourd à la colère des salariés, qui ne veulent pas d’une réforme qui les forcerait à travailler plus longtemps pour, au final, n’avoir aucune garantie de toucher une pension de retraite décente.

Ce gouvernement – et avec lui les 329 députés qui ont voté pour cette réforme en première lecture – refuse également d’entendre la colère des citoyens, ulcérés par les affaires démontrant chaque jour que les richesses de ce pays sont de plus en plus confisquées par une caste privilégiée, tandis que tous les sacrifices retombent sur le monde du travail et ceux dont la position est la plus fragile.

La précarité qui mine plus que jamais notre profession, doublée de plans sociaux utilisés par les patrons de presse pour se débarrasser des seniors, rend cette « contre-réforme » plus insupportable encore. Elle condamne la plupart des journalistes à des carrières morcelées, et donc à ne pouvoir prendre leur retraite à taux plein qu’à partir de 67 ans. Dans le même temps, les pensions risquent de fondre comme neige au soleil, par le biais d’une retraite complémentaire elle-même gravement menacée.

Pour les journalistes, comme pour l’ensemble des salariés, c’est donc la double peine que ce gouvernement veut appliquer, ceci dans le seul but de rassurer les marchés financiers et mieux protéger derrière un bouclier fiscal les plus grandes fortunes du pays.

 

Le SNJ appelle donc la profession à participer massivement – par la grève et les manifestations de rue – à la journée d’action interprofessionnelle du jeudi 23 septembre.

 

Avant l’examen du projet de loi devant le Sénat, cette journée doit permettre d’inverser enfin le rapport de force en faveur des salariés, afin d’en finir avec cette réforme profondément injuste et le mépris que ses auteurs affichent vis-à-vis de ceux qui la contestent.

La mobilisation jeudi s'annonce massive, des étudiants et les transports publics ont déjà fait la jonction avec le mouvement social sur les retraites et désormais c'est sans doute bien plus de 2 millions de Français qui seront dans la rue pour demander le retrait du projet de loi.



Autant de raisons pour aller manifester votre mécontentement ce jeudi dans les défilés organisés dans la région sous la bannière du syndicat national des journalistes.

Rendez-vous au Havre à 9h45 heures à la rédaction (départ du cortège à Franklin).

Rendez-vous à Evreux à 13h45 à la rédaction (départ du cortège à la gare à 14 heures).

Rendez-vous à Rouen, cours Clémenceau, devant l'entrée arrière du conseil général, à 10 heures.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:49

Les partenaires sociaux ont tous signé le 27 avril dernier, l'accord national interprofessionnel sur la prévention du harcèlement et des violences au travail, qui transpose l'accord européen du 15 décembre 2006 sur le harcèlement et la violence au travail. Il s'agit d'un accord qui prend en considération la souffrance des personnes victimes de harcèlement, sans pour autant mettre en cause les entreprises. Cet accord, qui s'impose à l'ensemble des entreprises, y compris les TPE/PME, tend, d'une part, à améliorer la sensibilisation, la compréhension et la prise de conscience des employeurs, des salariés et de leurs représentants à l'égard du harcèlement et de la violence au travail afin de mieux prévenir ces phénomènes, les réduire et si possible les éliminer ; et d'autre part, à apporter aux employeurs, aux salariés et à leurs représentants, à tous les niveaux, un cadre concret pour l'identification, la prévention et la gestion des problèmes de harcèlement et de violence au travail. "En incitant les employeurs en concertation avec les salariés ou leurs représentants à identifier et prévenir deux aspects des risques psychosociaux, le harcèlement et la violence au travail, ce texte complète la démarche de l'accord interprofessionnel également signé à l'unanimité en 2008 sur la prévention du stress en milieu professionnel", a déclaré le ministre du Travail. Eric Woerth a également souligné, que la prévention de cette catégorie de risques professionnels fera notamment partie des objectifs du deuxième Plan de santé au travail (2010-2014) qu'il lancera prochainement, peut-on lire dans un communiqué. Le texte, qui fait référence à la définition de la violence au travail du Bureau international du travail (BIT), définit ces deux catégories particulières de risques psychosociaux, tout en donnant des repères incitatifs pour mieux identifier et prévenir les problèmes de harcèlement et de violence au travail. La souffrance au travail, les journalistes connaissent hélas eux aussi cette réalité. Via le CHSCT et la délégation du personnel, les élus du SNJ de Normandie vont intensifier leur approche de ce phénomène, mais n'hésitez pas à les saisir.

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